3 YEARS, SMART MOVE

Sylvain CROCI-TORTI, CamilaOLIVEIRA FAIRCLOUGH, Sylvie FANCHON, Christian FLOQUET, Arthur FOURAY, Frédéric GABIOUD, Jérôme HENTSCH, Hugo PERNET, Christian ROBERT-TISSOT, Dominik STAUCH, Baker WARDLAW

C’est la peinture et le geste de peindre qui sont privilégiés dans cet accrochage anniversaire, à l’image de l’emblématique Painting,précurseur d’une toute nouvelle série de shaped canvas de Christian Robert-Tissot.

Sylvain Croci-Torti lui racle littéralement la toile de peinture avec un outil de sérigraphie et le résultat donne une peinture très physique ; Sylvie Fanchon intervient en peinture au scotch sur la toile et une fois les scotchs retirés restent les stigmates des déchirures aux extrémités où des lettres apparaissent pour former un mot choisi ; Christian Floquet avec des toiles anciennes donne à voir la rigueur de la démarche picturale qui est la sienne ; Hugo Pernet, avec une économie de geste et de matière nous raconte un paysage nocturne à la hauteur de la poésie qu’il écrit aussi à ses heures ; sur tissu ou sur carton, geste minimal de Camila Oliveira Fairclough qui aime s’approprier des formes graphiques du quotidien, ou sur papier avec de l’acrylique aussi, Dominik Stauch est fidèle à une abstraction géométrique sensible. En trois dimensions, Arthur Fouray, mêle peinture murale (featuring Guillaume Maraud), et peinture/sculpture avec une accumulation de coussins traités comme des toiles à part entière. Frédéric Gabioud démontre sa technicité rigoureuse avec une grande toile formée de plusieurs petites assemblées entre elles.  Baker Wardlaw seul se démarque du geste de peindre pur avec une toile figurative dessinée au stick d’huile. Quant à Jérôme Hentsch, il présente ici une toile datant de 2013 peinte comme un livre ouvert.

lien presse: http://www.bilan.ch/etienne-dumont/courants-dart/genevela-galerie-joy-de-rouvre-sinstalle-aux-bains-trois-ans

Date

Du 11/11/17 au 23/12/17

Vernissage

le samedi 11 novembre à 11h

de gauche à droite: Dominik Stauch, Baker Wardlaw, Sylvain Croci-Torti

de gauche à droite: Hugo Pernet, Christian Robert-Tissot, Camila Oliveira Fairclough

Camila Oliveira Fairclough, Christian Floquet

de gauche à droite: Jérôme Hentsch, Frédéric Gabioud, Christian Floquet

Arthur Fouray (featuring Guillaume Maraud), Sylvie Fanchon

de gauche à droite: Christian Robert-Tissot, Camila Oliveira Fairclough, Baker Wardlaw

BLIND STORE (LA JALOUSIE)

Jérôme HENTSCH

Jérôme Hentsch est un artiste né en 1963. Son travail est inspiré par quatre intérêts tissés entre eux : la littérature, le théâtre, l’architecture et la psychanalyse. Cette recherche prend racine dans le désir de trouver des passages, de marquer des traits d’union d’une discipline à l’autre, tout en construisant un système d’objets simples et dénudés. Les tableaux qui, entre autres choses, en découlent peuvent être perçus comme des « producteurs élémentaires de sens » questionnant par un jeu de correspondances, le regard du spectateur. La référence littéraire conduit à un abord particulier du livre, de la page, de la ligne et de la dimension de la main. La référence au théâtre passe par l’accessoire, le rideau, et le masque. Quant à l’architecture, elle est présente dans l’exploration d’un espace mouvant ; portes, fenêtres, passages, et seuils qui, par une approche analytique du corps, proposent au spectateur de se projeter dans le rôle du créateur de l’œuvre par son propre regard.

Depuis quelques années, son travail présente un intérêt marqué pour la littérature, s’exerçant sur la matière symbolique d’œuvres diverses ; Bartleby de Melville, Construire un feu de London ou encore Les Justes de Camus ont tour à tour fourni à l’artiste matière à l’élaboration d’une réflexion questionnant les limites représentatives d’un objet, entre abstraction, figuration et narration.

Pour cette exposition à la Galerie Joy de Rouvre, c’est le roman d’Alain Robbe-Grillet La Jalousie qui est saisi à la fois comme tremplin et comme cadre à la réalisation d’une série de tableaux où peintures et émaux dialoguent et se confrontent.

Les différents tableaux œuvrent comme autant de scènes ou de fenêtres par lesquelles se dessinent et se perçoivent des possibles questionnant la relation problématique entre intérieur et extérieur. Ces deux espaces apparemment contradictoires semblent vibrer entre eux, résonner, raisonner, cohabitant à même les surfaces plus ou moins réfléchissantes, où couleurs et matériaux interchangeables questionnent la perméabilité qu’entretiennent extériorité et intériorité. Ces deux pans de la représentation picturale que les bandes horizontales figurent, appellent irrésistiblement la totalité des possibles du regard. Les tableaux maintiennent une indécision entre figuration réflexive du portrait, paysage ouvert sur un extérieur informulé et simple élément d’une décoration silencieuse. À la jointure des trois se dresse cette nécessité de faire voir avec un minimum d’éléments la complexité de l’acte en suspens qu’accomplit notre regard sur le monde.

Cette exposition : Blind Store (La Jalousie) présente un lieu sans lieu, dans lequel le regard absout le regard, où le spectateur, le voyeur, n’est livré qu’à la complexité d‘une multitude de silences sur fonds de jalousies, les démultipliant toujours en un ravissement lascif. Ainsi Robbe-Grillet: « D’autres bifurcations possibles se présentent en cours de route, qui conduisent toutes à des fins différentes. Les variantes sont très nombreuses ; les variantes des variantes encore plus. Ils semblent même les multiplier à plaisir, échangeant des sourires, s’excitant au jeu, sans doute un peu grisé par cette prolifération… ».

Trois sérigraphies, formant triptyque ou non, accompagnent les toiles et les émaux.

Notons qu’en aparté, l’artiste expose dans les vitrines de cet espace, un travail, de douze plaques d’émail sur acier : Lapsus (Le rayon vert), datant de 2014.

Date

Du 28/09/17 au 13/11/17

Vernissage

le mercredi 27 septembre 2017

18 PIECES CARACTERISTIQUES

Francis BAUDEVIN

ZIGZAGWEB

Cette exposition de Francis Baudevin présente une suite nouvelle de dix-huit sérigraphies dont quinze sont des variations sur des tableaux présents dans son œuvre, les trois autres étant peut-être des tableaux à venir. Cette étude se caractérise par une contrainte chromatique qu’il s’est donnée : le noir, le blanc du papier et l’orange-fluo, l’attrait pour cette dernière couleur lui ayant été inspiré par Sœur Corita Kent (1918-1986), géniale pop-sérigraphe américaine.

Pour rappeler brièvement la recherche de Baudevin, disons simplement qu’il conjugue trois passions: le graphisme, la musique et l’art abstrait. C’est dès 1987, s’appropriant la composition de différents emballages qu’il met au point un travail rendant caduque la distinction courante entre abstraction et figuration. Ce travail se caractérise par sa rigueur conceptuelle et une précision sans égal dans la restitution des teintes et des formes géométriques qu’il traduit sur la toile. Grâce à cela, ses tableaux sont complètement identifiables  malgré la variété de leurs compositions. Ajoutant à ce système un goût certain pour la référence, il constitue petit à petit un véritable répertoire de l’art abstrait comme autant d’hommages à ses peintres de prédilection.

Il s’intéresse également à revisiter ses propres tableaux, tels qu’ils apparaissent reproduits dans les catalogues d’exposition, relevant tantôt une différence de format tantôt une nuance de couleur. Et il y a quelques années, il élargit son champ d’investigation en réinterprétant ses propres compositions jouant de toutes sortes d’aspects formels. Par cette étape, il affranchit ses tableaux de leur origine première : le marché de l’emballage. Depuis peu, il s’intéresse à introduire dans sa réflexion les teintes fluorescentes. Mentionnons en particulier cette exposition collective encore visible jusqu’au 17 juin : Color Block à la galerie parisienne Triple V.

Par ailleurs, Francis Baudevin pense autant des yeux que des oreilles. La musique est si présente dans son œuvre, qu’elle fait parfois vibrer l’image et lorsqu’il utilise la photographie, c’est pour fixer la composition d’une pochette de disque tirée de son impressionnante collection. Les déplacements du son vers l’image sont troublants. L’artiste nous refait, à cet endroit, le coup du « lapin-canard »,  non plus entre figuration et abstraction, mais entre l’aspect visuel et sonore d’un objet. Vous ne serez pas étonné, regardant l’une ou l’autre de ses photographies, d’entendre le souvenir d’une mélodie. La mémoire est ainsi faite : qui découvre l’objet pour lapremière fois le croit vide, mais qui le reconnait tout ou partie, ravive le récit qu’il contient.

Ici cependant, dans les vitrines de cette exposition, ce sont quelques pochettes choisies que l’artiste nous montre de façon à donner à l’ensemble une cohérence de tonalité (et nous montrer par là-même son nuancier très personnel que constitue également sa collection de disques). On reconnaitra en particulier trois différentes éditions de trois pièces du compositeur Frederic Rzewski (Les moutons de panurge, Attica et Coming Together). Ces images silencieuses vibrent néanmoins d’une répétition « augmentée » entre les pochettes et la musique répétitive dont elles gardent une forme d’empreinte à l’instar du disque vinyle qu’elles protègent.

Enfin bien sûr, sur cette ligne entre écoute et regard, il y a les mots et les noms propres, dont Francis Baudevin aime jouer. Ainsi, 18 pièces caractéristiques est un titre se référant aux suites pour piano de Robert Schumann, les Davidsbündlertänzem découvertes à travers le court métrage de Georges Perec : Les lieux d’une fugue. Et vous n’aurez pas tort de partir en quête de nouvelles associations d’idées visuelles, verbales et sonores que l’artiste glisse toujours malicieusement dans ses arrangements.

 

 

Date

Du 10/05/17 au 29/06/17

Vernissage

le mercredi 10 mai 2017 à 18h

NEW SQUARE PAINTINGS

Stéphane KROPF

Né en 1979, Stéphane Kropf vit et travaille à Lausanne. Il est également responsable du bachelor en arts visuels à l’ECAL (Ecole cantonale d’arts de Lausanne où il a lui-même étudié).

Stéphane Kropf s’intéresse au pouvoir de la peinture généralement abstraite – même si parfois il ne dédaigne pas la reproduction d’objets du quotidien – et de ses implications sur le spectateur qui devient un élément essentiel du travail, car c’est lui – avec la mobilité qui est alors nécessaire pour percevoir, puis appréhender le tableau – qui fait une partie de ce travail.

En explorant avec une belle désinvolture les possibilités de l’abstraction, en déclinant celle-ci dans des séries aussi différentes les unes des autres tant dans l’emploi du matériau (peinture interférente, peinture intumescente, peinture métallique, etc.) que dans la multiplicité de compositions possibles (peinture gestuelle ou géométrique, op’art…), ce travail renouvelle avec la puissance et la séduction d’une peinture non-représentative.

Du 2 mars au 12 avril 2017 Stéphane Kropf présente galerie Joy de Rouvre un ensemble de sérigraphies monotypes CYCLOTRON issu de la série Spiral Serie, accroché sur de grands walls paintings colorés, et accompagné de nouvelles toiles de la même inspiration.

Au même moment à Collonge-Bellerive au giratoire des Tattes dans le canton de Genève, l’affiche Gidouille, référence au père Ubu, fait partie du même cycle des Spirals:

lien web Gidouille, Rond-Point des Tattes, GE:

http://www.collonge-bellerive.ch/fr/decouvrir/actualites/actualitescommunales/?action=showinfo&info_id=353745

lien vidéo:

https://www.mirabaud.com/fr/mirmag/mirmag-detail/article/1482848545-stephane-kropf-la-peinture-une-affaire-dillusion-et-dimpressions-1/

Date

Du 01/03/17 au 11/04/17

Vernissage

le mercredi 1er mars à 18h

ARTGENÈVE Salon d’art à Palexpo, STAND D42

John Armleder, Stéphane Dafflon, Christian Floquet, Hugo Pernet, Christian Robert-Tissot...

Date

Du 25/01/17 au 29/01/17

Vernissage

le mercredi 25 janvier exclusivement sur invitation

VUE DU STAND – Mai-Thu Perret, Sylvain Croci-Torti et Stéphane Dafflon

VUE DU STAND – sérigraphies: Stéphane Dafflon, Christian Robert-Tissot et Dominik Stauch
toile de Christian Floquet, adhésif mural de Stéphane Dafflon

VUE DU STAND – Christian Floquet et Hugo Pernet

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