Some Unresolved Remaining Feelings – S.U.R.F

Martin HYDE

exposition en collaboration avec Arcadia architecture d’intérieur et design dans le cadre de la Geneva Art Week

https://arcadiameubles.ch

 

Martin HYDE – Entre peinture, objet et poésie

Le travail de Martin Hyde se situe dans un espace où les frontières entre les disciplines sont perméables. D’origine canadienne, formé aux beaux-arts à la Villa Arson à Nice, puis à la HEAD à Genève, il possède aussi une formation en études cinématographiques. C’est pourquoi sa production artistique révèle un  intérêt constant pour l’image, l’objet, l’espace et leur mise en relation.
L’espace monumental d’Arcadia, ancien garage transformé en un lieu consacré au design, au mobilier et à l’architecture d’intérieur, devient un terrain de jeu grandeur nature où se déploie l’univers créatif de Martin Hyde.

Dans la série de toiles Feral Frenzy montrée dans l’exposition S.U.R.F, la peinture devient le lieu d’une confrontation entre l’humain et les forces de la nature. Les figures représentées, inspirées des Ménades liées à Dionysos, apparaissent dans des états de transformation, de transe et de perte de soi. Les corps semblent se fondre dans des environnements végétaux luxuriants ; les visages masqués, les matières épaisses et les gestes picturaux participent à cette impression de métamorphose. La peinture ne se limite pas seulement à une représentation : elle devient matière vivante, presque physique, traduisant un état intérieur.

Peinture et céramique fonctionnent alors comme deux modes complémentaires d’une même recherche : dans les tableaux, la matière picturale est travaillée par couches, empâtements, traces et accidents ; dans les céramiques, elle devient volume, surface et objet. Dans les deux cas, l’artiste entretient un rapport direct avec la matière : il ne cherche pas nécessairement à la faire disparaître derrière une image, mais au contraire à en conserver les traces, les irrégularités et la dimension tactile.
C’est que Martin Hyde possède l’art du passage des formes et des matières les unes dans les autres ; c’est un art de la métamorphose qu’il exprime dans ses créations où le mouvement insaisissable du monde devient : « Tout change, rien ne périt » (in Ovide Les Métamorphoses, livre XV).

La céramique peut ainsi être considérée comme une peinture qui aurait quitté le plan du tableau. Cela est flagrant dans sa série de vases d’inspiration mythologique.

À l’inverse, certaines peintures de Hyde donnent l’impression de vouloir acquérir une présence sculpturale avec de grandes figures hiératiques qui nous fixent. Comme les deux pratiques se répondent, couleurs, textures, formes organiques et gestes circulent d’un médium à l’autre. Cette continuité est essentielle, car elle empêche de considérer la céramique comme un simple prolongement décoratif de sa peinture. Elle participe pleinement à la réflexion de Martin Hyde sur l’image et sur l’objet.

C’est également à cet endroit que se situe le croisement entre art et design. Le design n’apparaît pas comme une discipline extérieure ou appliquée à l’art, mais comme une manière de penser l’objet, sa forme, sa fonction et sa relation avec son environnement. Le parcours de Martin Hyde comprend d’ailleurs plusieurs projets et expositions liés au design et à l’objet, notamment chez Kiss the design à Lausanne en 2015 et Maison et Objet à Paris en 2021.

Son travail se développe ainsi dans un espace où un objet peut être simultanément fonctionnel, sculptural, décoratif et artistique, mais surtout et avant tout poétique.

Une poésie souvent teintée d’humour et d’érotisme pour notre plus grand plaisir.

Date

Du 15/09/26 au 31/10/26

Vernissage

le 16 septembre 2026 chez Arcadia

Le salon d’Hephaïstos, 2026

Feed Kitty, 2026

Cleaning the Jungle I, 2026

Cleaning the Jungle II, 2026

Entertainment (sexy), 2026

Fantasy, 2025

Never Grow up (papa), 2026

Ara, 2026

Autonoé, 2024

Erythrée, 2024

Thyone (Sémélé), 2024

Bassaré, 2024

Rhodope, 2024

Ino, 2024

Agavé, 2024

Dionysos, 2024