JARDINS SUSPENDUS

Hugo PERNET

Jardins suspendus est une prolongation de l’exposition Le Voyage en Italie montrée au Mamco cet été. L’accrochage évoquait, dans une série de peintures assez sombres, un rendez-vous raté à Naples – à travers l’utilisation d’une iconographie propre à l’histoire « italienne » de la peinture classique et romantique européenne. C’est une prolongation picturale dans le sens où je suis parti des derniers développements de la série italienne pour élaborer le vocabulaire de Jardins suspendus, et une prolongation imaginaire du « voyage » dans le temps et l’espace, vers l’Orient, celui des peintres orientalistes du 19ème siècle, ou vers le Maghreb des peintres modernes comme Matisse ou Paul Klee.

Le langage de ces peintures se trouve à mi-chemin de l’abstraction et de la figuration, il est fait de très peu d’éléments : lignes verticales et horizontales, demis et quarts de cercles (ce qui lui vaut le surnom de style « coquillettes »). Cette ambigüité dans la perception m’intéresse car elle exprime le fonctionnement du fait pictural, à savoir ce mélange de contrôle et de perte de contrôle, de savoir-faire et de laisser-aller. L’acte de peindre est une forme de rêve éveillé : je suis à la fois conscient, très concentré sur ce que je fais, et en même temps complètement endormi – aveugle du fait même de cette concentration.

Hugo Pernet, novembre 2015

lien: http://www.mamco.ch/artistes_fichiers/P/pernet.html

Date

Du 18/11/15 au 17/12/15

Vernissage

le mercredi 18 novembre à 18h

MACADAM

Vincent KOHLER

Né en 1977 à Nyon, Vincent Kohler vit et travaille à Lausanne.

Artiste polymorphe son travail fait aussi bien appel à la peinture, la sculpture, l’installation ou la musique.

La galerie présentera ses derniers travaux de peinture et sculpture inspirés de la légende de l’Ouest américain, et créées tout spécialement pour la galerie, une peinture murale originale ainsi qu’une sérigraphie retravaillée.

lien presse:

http://www.hebdo.ch/les-blogs/head-genève/dress-code-cowboy-news-our-alumni

 

Date

Du 23/09/15 au 03/11/15

Vernissage

le mercredi 23 septembre à 18h

Chapeau, 2015

 

Palissade et Chapeau

Pocket, 2015

 

Tip Toe, 2014

 

Tip Toe, 2014

 

FLOW MY TEARS

Mai-Thu PERRET

Mai-Thu Perret est née en 1976 à Genève, après une licence en lettres anglaises à Cambridge University, elle travaille pour plusieurs artistes new-yorkais, tels que John Tremblay ou Steven Parrino, qui deviendra par la suite un proche collaborateur.

En 1999, elle revient à Genève pour assurer deux ans la programmation de l’espace d’art contemporain Forde à l’Usine, et commence à exposer en Suisse et à l’étranger. Lors de ces premières expositions (Le CAN, Neuchâtel,2001, galerie Air de Paris, Paris 2002), elle jette les prémices du projet intitulé The Crystal Frontier, basé sur la vie d’une communauté utopique féministe établie dans le désert du Nouveau-Mexique. L’artiste rédige les écrits et fabrique les traces de cette communauté imaginaire, élaborant son œuvre comme un portrait collectif et polyphonique à travers des installations, des objets de la vie quotidienne ou des extraits de journaux intimes.

En 2002, elle repart pour New York pour suivre l’Independent Study Program du Whitney Museum, oùartistes, théoriciens et historiens étudient ensemble. Parallèlement elle continue à exposer régulièrement en Europe et aux USA. En 2004, elle est invitée à participer à Statements, la section consacrée aux jeunes artistes de Art Basel. Le Centre d’art contemporain de Genève lui consacre une exposition en duo avec Valentin Carron en 2005, et en 2006 elle expose à la Renaissance Society à Chicago, un des plus importants centre d’art aux Etats-Unis. Les expositions personnelles dans différents musées et institutions s’enchaînent. Elle reçoit le Prix fédéral des Beaux-Arts en 2004 et 2006, ainsi que le Prix Kiefer Hablitzel en 2006. En 2011, elle est lauréate du Prix Manor, qui sera accompagné d’une exposition au MAMCO à Genève. Deux expositions personnelles ont lieu au University Museum of Art d’Ann Arbor, fin 2010, ainsi au’au Kunsthaus Aarau et au Magasin de Grenoble en 2011 (The Adding Machine). Lors de la Biennale de Lyon en 2007, elle crée l’installation vidéo An Evening of The Book, pour laquelle elle imagine une chorégraphie pour cinq danseuses et trois artistes dans une scénographie inspirée du constructivisme russe. C’est son premier travail sur la durée et le mouvement.

Par la suite, le passage à la scène s’impose et elle initie le projet Lettres d’amour en brique ancienne, en collaboration avec la chorégraphe Laurence Yadi. La première aura lieu au théâtre de l’Usine à Genève en mars 2011. Parallèlement, Mai-Thu Perret enseigne à la HEAD de Genève depuis 2008. Elle organise ponctuellement des expositions ou des projets éditoriaux. En 2009, elle est co-commissaire de Vides : Une rétrospective, au Centre Pompidou à Paris et à la Kunsthalle de Berne.

De 2012 à 2014 elle expose notamment à Zurich (galerie Francesca Pia), Berlin (galerie Barbara Weiss), en Italie ou à Hong-Kong. En 2015, elle retrouve Genève avec Flow my Tears à la Galerie Joy de Rouvre, où elle présente un travail initié à la Biennale de Venise en 2011 : Go Crystal Tears I, peinture murale en 3 parties, accompagnée de quatre sérigraphies originales réalisées pour l’occasion (Go Crystal Tears II-III-IV-V). Simultanément, l’exposition Moon Palace chez Blondeau art contemporain, offre à voir tapisseries, reliefs, sculptures en céramique et en rotin, reflétant l’autre facette de son travail liée à l’artisanat et aux arts appliqués.

lien presse:

https://www.letemps.ch/culture/2015/05/25/mai-thu-perret-tentation-utopies

Date

Du 27/05/15 au 30/06/15

Vernissage

le mercredi 27 mai 2015

Go Crystal Tears II, III, IV, V

Go Crystal Tears II, 2015

 

Go Crystal Tears III, 2015

 

Go Crystal Tears IV, 2015

 

Go Crystal Tears V, 2015

 

DEUTERANOPIA

Stéphane DAFFLON

La galerie Joy de Rouvre est heureuse de continuer son cycle d’exposition de peintures murales avec l’intervention de Stéphane Dafflon.

Cette nouvelle exposition est l’occasion de constater que la pratique de Stéphane Dafflon reste fidèle à sa volonté d’habiter totalement un espace avec une intervention in situ. C’est autant à une redécouverte du lieu qu’à une appréhension de formes autonomes que l’artiste convie son spectateur. Les murs de la galerie ont été peints avec des motifs faisant référence à l’élément central de l’espace d’exposition. On assiste alors à un déploiement de cet élément comme un origami remis à plat.

Lors de l’élaboration de ce projet de peinture murale (PM063), par l’intermédiaire d’un logiciel informatique, un camaïeu de vert a été choisi. Un filtre a par la suite été appliqué permettant de décliner ces teintes comme un daltonien atteint de deutéranopie (absence de perception du vert), pourrait les voir. Stéphane Dafflon envisage par le choix de ces nuances de faire un clin d’œil à la perception différente que chacun peut avoir d’une couleur, d’une peinture et de son environnement.

Une édition de trois sérigraphies tirées à quinze exemplaires accompagne les peintures murales. Les sérigraphies rendent compte du travail de l’artiste dans l’effacement des lignes et contours d’une forme donnée, et dans l’emploi de couleurs pures.

 

Date

Du 18/02/15 au 08/05/15

Vernissage

le 18 février 2015

S008RV, 2015

 

S008VB, 2015

 

S008BJ, 2015

 

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