ARTGENEVE SALON D’ART A PALEXPO STANDS C35 ET C34

 

Sylvain CROCI-TORTI, Christian FLOQUET, Jérôme HENTSCH, Aimée HOVING, Stéphane KROPF, Hugo PERNET, Guillaume PILET, Hugo SCHÜWER-BOSS, Dominik STAUCH, Baker WARDLAW

& Solo Show de Frédéric GABIOUD Stand C34

 

Date

Du 31/01/19 au 03/02/19

Vernissage

vernissage exclusivement sur invitation le mercredi 30 janvier 2019

Vue du stand Solo Show Frédéric Gabioud, janvier 2019

Dominik Stauch, Stéphane Kropf, Aimée Hoving, Hugo Pernet, Baker Wardlaw et Guillaume Pilet

Dominik Stauch, Stéphane Kropf, Aimée Hoving, Guillaume Pilet, Sylvain Croci-Torti, Jérôme Hentsch et Stéphane Kropf

TRAVAUX RECENTS

Christian FLOQUET

« je peins des formes géométriques, c’est facile à faire » *

C’est à la fin des années 1980, à la faveur d’une subite mise en lumière, que le public va découvrir le travail de Christian Floquet alors que celui-ci est à peine âgé de 30 ans. En effet, à la faveur d’un retour de tendance dont le marché de l’art est coutumier, la peinture, et notamment celle géométrique est remise au goût du jour, tant aux Etats-Unis qu’en Europe avec des figures de proue telles que Peter Halley, Steven Parrino, ou encore John Armleder et Olivier Mosset (ce mouvement sera affublé du nom de néo-conceptualisme ou encore néo-géo, entre autres).

Des couleurs utilisées directement du tube, sans mélange postérieur à celui du fabriquant ; une facture appliquée de la manière la plus anonyme qui soit ; un travail de recherche sur papier millimétré des compositions et des couleurs à venir ; une utilisation systématique de l’angle droit et de la diagonale excluant la courbe sont les dénominateurs communs de l’ensemble de la pratique de Christian Floquet. Toutefois – et c’est ce qui distingue son travail d’autres artistes assimilés au mouvement néo-géo qui pratiquent généralement une abstraction de second degré ou d’appropriation – Christian Floquet adopte une attitude différente qu’il veut positive et sincère ; partant de faits connus et établis (les constituants traditionnels de la peinture), il croit fermement en la possibilité de peindre des formes abstraites dégagées de tout expressionisme, mais aussi de tout cynisme, pour aboutir à de nouvelles perspectives.

Sa démarche va se matérialiser par 4 «périodes»** successives :

  • 1985 – 1986 circa

Avec ses premières toiles sur châssis, Christian Floquet compose des tableaux à 3 ou 4 couleurs avec des formes non orthonormées qui se croisent, s’imbriquent et s’entrelacent.

  • 1986 – 2001 circa

C’est au tour de 2 couleurs contrastées (ou du noir et une couleur) d’intervenir : le noir se dresse sur la couleur (à moins que ce soit l’inverse, puisque fond et forme ne sont pas identifiables) créant une dynamique immédiatement reconnaissable grâce à l’angle droit basculé à 45 degrés qui rentre en opposition avec le système orthogonal du châssis. Vers 1990, intervient l’apparition de triangles, avec des composition identiques, mais avec des permutations de couleurs et des formats spécifiques (100 x 600 cm ou 50 x 300 cm) qui rappellent les fenêtres bandeaux de l’architecture moderniste. A noter que c’est durant cette période que Christian Floquet entame ses premiers imposants diptyques (250 x 400 cm)***.

  • 2001 – 2007 circa

Introduction d’une forme oblique réduite à un segment de ligne plus ou moins fin, continu ou non, qui vient littéralement barrer la toile avec un langage plus minimal que précédemment mais en prolongeant le travail sur la couleur. 

  • 2007 – à ce jour

Apparition de compositions avec des formes isolées et flottantes dans l’espace du tableau ; celles-ci, toujours à 45 degrés, sont généralement éloignées des bords de la toile accentuant l’idée d’un mouvement de basculement.

Dans les pièces récentes présentées au sein de la galerie Joy de Rouvre, Christian Floquet développe les formes évoquées ci-dessus en carré sur sa pointe (car la forme est toujours présentée basculée à 45 degrés), tout en conservant deux couleurs dont les teintes ont évolué : celles-ci sont chromatiquement plus « criardes » et donc éloignées des teintes plus conventionnelles utilisées jusqu’ici, créant ainsi des contrastes forts avec la surface de la toile et provoquant encore et toujours les tensions propres à son travail, tensions majorées par l’alternance de petits formats intimistes avec des grands formats hors d’échelle humaine.

En dépit de cette déclaration volontairement provocatrice « je peins des formes géométriques, c’est facile à faire » qui minimise la difficulté du quoi et comment peindre tout au long d’une carrière de plus de 30 ans, il apparait que Christian Floquet a manifestement réussi au cours de sa trajectoire, un travail de grande exigence et de grande rigueur. Il est ainsi temps de rendre hommage à la continuité et à l’engagement dont Christian Floquet a fait preuve jusqu’ici, sans jamais tomber dans les travers d’une esthètisation convenue ou d’une abstraction cédant à la facilité.

PB, Genève, janvier 2019
*in Entretien entre Catherine Quéloz et Christian Floquet, Halle Sud n°8, 1985
**A l’intérieur de chacune de ces «périodes», une pratique systématique se développe tel un programme de répétition (ou de quasi-série) assumé, qui n’est pas loin de faire penser à des travaux plus conceptuels (on citera Olivier Mosset, notamment) mais avec une certaine liberté tant les variations de couleurs diffèrent.
*** « …ces diptyques m’ont permis d’insister sur l’idée que le peintre n’invente rien, mais seulement utilise, manipule, déplace, reformule, déconstruit…. » in A propos de mon travail, août 2004

Date

Du 17/01/19 au 02/03/19

Vernissage

le jeudi 17 janvier dès 18h

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